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La forêt sèche

V.1.                      Contexte et problématique

La forêt sèche de Nouvelle-Calédonie, appelée encore « forêt sclérophylle» compte 456 espèces végétales autochtones dont, 262 sont endémiques, soit 57,5 % du total.

C’est l’un des écosystèmes les plus menacés de disparition.

En effet, sa surface initiale de 4 500 km² est aujourd’hui réduite à quelques vestiges épars totalisant environ 57km² dont les plus gros sites totalisent quelques centaines d’hectares.

Depuis 2001 la forêt sèche est l’objet d’un programme multi partenarial d’étude de conservation et de valorisation (cf. http://www.foretseche.nc).

La forêt sèche souffre de deux lourds handicaps :

* l’Espace foncier de la côte Ouest où elle est localisée accueille l’essentiel des activités humaines.

* un aspect peu attrayant. La forêt sèche présente l’aspect de « brousses» qui fait oublier sa richesse intrinsèque.

En outre, elle n’était, jusqu’à ces dernières années, que très imparfaitement connue car beaucoup de lambeaux sont enclavés au sein de propriétés privées et donc peu accessibles.

La destruction de la forêt sèche peut être brutale (déboisement au bull, incinération des andains) pour une « mise en valeur» (lotissements, pâturages).

Mais elle est le plus souvent progressive.

Elle se dégrade au fur et à mesure des feux successifs qui ont pour effet à la fois d’appauvrir la flore et de favoriser l’invasion d’espèces extérieures.

Toutes ces espèces sont de véritables pestes végétales et sous la pression exercée par le bétail (cerfs, bovins, chèvres, cochons) et d’autres espèces animales (fourmis électriques, rats) détruisent de façon excessive la faune et la flore locales.

V.2.         Propositions

En plus des mesures générales proposées dans l’introduction à la gestion et à la protection de la biodiversité, nous proposons :

V.2.a.    MESURES URGENTES et/ou APPLICABLES IMMEDIATEMENT

* Augmenter le nombre de sites de forêt sèche bénéficiant d’un statut d’aire protégée. En la matière, les collectivités publiques doivent montrer l’exemple.

* Contenir et contrôler les populations de cerfs.

* Interdire tout défrichement de forêt sèche que ce soit sur foncier public ou privé.

* Privilégier les espèces de forêt sèche pour tout aménagement d’espaces verts (jardins publics, bordures de voiries, lotissements privés, …).

V.2.b.    AUTRES MESURES

* Renforcer la viabilité écologique par la création de corridors permettant la circulation des espèces entre les zones de forêt sèche.

* Mise en réserve et reforestation (voire même renaturation : réintroduction d’espèces disparues, bulimes par exemple) de certains îlots du lagon, Leprédour, Ste-Marie, permettant de constituer des conservatoires botaniques in situ. 

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