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Un Ecolodge à Casy, ouverture d’une enquête publique…

Un arrêté d’ouverture d’enquête publique concernant la construction d’un hôtel de 8000m2 sur l’Ilot Casy vient d’être publié. Si vous souhaitez donner votre avis sur le projet, voici les informations utiles…
Pour ceux ne pouvant se rendre sur place, merci de nous communiquer vos remarques que nous nous chargerons de faire suivre. Vous pouvez nous les transmettre en utilisant ce formulaire ou par mail : eplp.asso[@]gmail.com (retirer les [ ]) ou encore par le biais des commentaires de l’article.
ARRÊTÉ
portant ouverture d’une enquête publique relative à la réalisation et à l’exploitation, par la SARL SUD TOURISME, d’un hôtel Ecolodge quatre étoiles sur des dépendances du domaine public maritime provincial, sises à l’îlot Casy, commune du Mont-Dore
LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE LA PROVINCE SUD,
Vu la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 modifiée, relative à la Nouvelle-Calédonie,
Vu la loi du pays n° 2001-017 du 11janvier 2002 portant sur le domaine public maritime de la Nouvelle-Calédonie et des provinces;
Vu la délibération n° 03-2006IAPS du 10 janvier 2006, relative à l’indemnisation des commissaires enquêteurs;
Vu l’arrêté n° 2002-1 569/GNC du 30 mai 2002, relatif aux enquêtes publiques préalables à la réalisation d’aménagements ou d’ouvrages prévus dans la loi du pays n° 2001-017 du 11 janvier 2002;
Vu la demande du 28 septembre 2009 formulée par monsieur Michel AUCLAIR, gérant de la SARL SUD TOURISME;
Vu les avis rendus lors de l’enquête administrative par la direction de l’économie, de la formation et de l’emploi de la province Sud, par la direction de l’équipement de la province Sud, par la direction de l’environnement de la province Sud, par le Commissaire délégué de la République pour la province Sud, par le service des affaires maritimes de Nouvelle-Calédonie et par la commune du Mont-Dore;
Vu le rapport n°411-2010/ARR du 17 mars 2010,
ARRETE
ARTICLE 1 : Une enquête publique est ouverte concernant la réalisation et l’exploitation d’un hôtel Ecolodge quatre étoiles sur des dépendances du domaine public maritime provincial, sises à l’îlot Casy, commune du Mont-Dore, par la SARL SUD TOURISME.
Ce projet comprend notamment :
  • la démolition et l’évacuation des infrastructures existantes sur l’îlot,
  • la construction de plusieurs bâtiments d’une superficie totale d’environ 8000 m2 (accueil, restauration, bungalows, spa, locaux techniques, hébergement du personnel…),
  • la construction d’une piscine,
  • l’installation d’ouvrages d’assainissement et la rénovation d’une conduite d’eau existante,
  • la pose d’un câble sous-marin électrique,
  • la construction de 2 farés et la pose de 8 mouillages écologiques pour l’accueil des plaisanciers.
ARTICLE 2 : Madame Amandine MINANA, ingénieur en environnement, est nommée commissaire enquêteur.
Madame Amandine M1NANA percevra une indemnité qui sera fixée par arrêté du président de la province Sud à l’issue de ladite enquête, réglée par la province Sud, puis remboursée par le pétitionnaire.
ARTICLE 3 : Ladite enquête aura une durée de 24 jours courant du lundi 19 avril 2010 au mercredi 12 mai 2010 inclus.
Pendant cette période, le commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public, à la mairie du Mont-Dore, pour recueillir les informations :
– le lundi 19 avril 2010 de 8h30 à l2h00,
– le lundi 3 mai 2010 de 8 h 30 à 12 h 00.
ARTICLE 4 : Pendant le délai fixé à l’article 3 alinéa 1 ci-dessus, toute personne pourra prendre connaissance du projet et consigner ses observations sur le registre ad hoc à la mairie du Mont-Dore, ou les faire parvenir à Madame le commissaire enquêteur (53 rue des Sapins — Vallon Dore 98809 MONT-DORE – Tél: 76.00.66).
ARTICLE 5 : Des avis seront publiés par les soins de la province Sud (service du domaine et du patrimoine), dans la presse locale et par voie d’affichage à la mairie du Mont-Dore. Ils seront également radiodiffusés. Ces avis et ces radiodiffusions seront réglés par la province Sud, puis remboursés par le pétitionnaire.
Les pièces justificatives seront jointes au dossier d’enquête.
ARTICLE 6 : Le rapport rendu par Madame le commissaire enquêteur à l’issue de la présente enquête publique sera tenu à la disposition du public dans les bureaux de la direction du patrimoine et des moyens de la province Sud – service du domaine et du patrimoine – 2 rue Fulton à Ducos – 98800 Nouméa (Tél: 26.31.24), pendant les 15 jours qui suivront la réception dudit rapport.
ARTICLE 7 : Le présent arrêté sera transmis à Monsieur le commissaire délégué de la République et publié au Journal Officiel de Nouvelle-Calédonie.
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Commentaires

  1. Sagamore  avril 14, 2010

    … 8000 m2 !…
    Au premier abord, ce truc, ça ressemble aux multiples projets touristiques, foireux & subventionnés qui parsèment la grande Terre et les Iles. Généralement, après le délai légal, ils finiront débités en appartement (de luxe ?) Pour ce coup-là, il s'agirait de créer un sous-produit de l'usine dont l'aspect "écologique" reste à démontrer…

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  2. Gilles-Antoine  avril 14, 2010

    Pour sur qu'à force de couler à "bas prix" du béton dans le Sud au mépris du respect de l'environnement et du rééquilibrage social, économique et touristique la Grande Terre pour l'intérêt de quelques uns finira un jour par basculer les pieds dans l'eau….

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  3. leonard.  avril 14, 2010

    Etant donné qu’il ne peut pas y avoir les uns et les autres, les critiquables et les intouchables, il n’y a qu’une seule voie qui s’offre aux organisation écologistes comme EPLP et Co Def Sud et autres, si elles ne veulent pas perdre toute crédibilité : c’est ameuter avec pétitions et tout le bataclan le maximum de quidam, contre le projet de l’hôtel sur l’îlot Casy en baie de Prony.
    Vue le tapage médiatique contre le projet dans une zone urbaine qui n’est pas vierge et qui est déjà polluée c'est-à-dire : la baie des citrons, afin de contrecarrer le projet d’ hôtel Kalinowski, il serait impardonnable que vous acceptiez le projet d’un hôtel 3 étoiles en baie de Prony en pleine réserve maritime, à deux pas de la zone inscrite au patrimoine de l’UNESCO qu’est l’ aiguille de Prony et en zone tampon UNESCO.
    Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures, si ce projet vous laisse muet, et cela semble aller dans ce sens, alors c’est bien qu’il y a des boucs émissaires contre lesquels les groupes écologistes s’acharnent certainement dans l’espoir de récompenses diverses ou par revanches personnelles, et puis les tabous, les intouchables et les copains.
    Un hôtel sera accompagné de distractions pour ces pauvres touristes sur un îlot, et un club de plongée et de pêches iront avec. Vous avez tous crié au loup afin d’accuser les travailleurs philippins de dévaster la baie, le dimanche depuis leur petit quai, cette fois ci laisserez vous plonger sur les aiguilles et pécher en baie de Prony ?
    Vous avez crié au loup et la destruction des aiguilles de la baie pour la pose d’un tuyau qui est très éloigné, un club de plongée sur zone vous laissera –t- il indifférent ? Sans parler du whale watching qui s’intensifiera avec base nautique de bateaux de whale watchers en face l’hôtel bien sûr, ce sera leur seule distraction à ces touristes là! La pression est déjà énorme sur les quelques baleines et baleineaux de la zone harcelés de bateaux durant toute leur saison de présence, ensuite si elles se raréfient vous pourrez bien mettre cela sur le dos de l’usine !
    On ne peut pas crier parfois au loup et parfois fermer les yeux si non on devient ridicule dans une inconstance qui a des causes peu avouables.
    Et pour les poubelles de l’hôtel, et pour son électricité ? Et pour les dépenses en eau douce énorme que les touristes entrainent, un déssalinisateur , en pleine réserve ? avec rejet de la sur-salure en mer bien sûr, à deux pas. Et pour la station d’épuration ?
    On parie que c’est une boite locale autoproclamée experte qui a fait l’étude d’impact ? peut être la même que celle qui a réalisé l’étude pour l’hôtel en baie des citrons et qui s’est autoproclamée experte locale en tout, copains –copines, bien vite en voyant le jus que rapporte ces études d’impact à tout vent et l’emploi nécessairement local.
    En regardant sans menterie l’état de déliquescence dans lequel le tourisme calédonien se trouve, le rapport prix / qualité et l’augmentation des coûts des transports déjà exagérément gonflés sur le territoire, il est évident qu’un véritable hôtel ne peut pas être rentable sans subsides et subventions (d’un contribuable, vous, nous tous…) et sans autres formes de survie. Peut être des locations de chambres à l’année à des travailleurs de l’usine avec va et viens en navettes ?
    Donc, préparez vos pétitions, vos photos choisies et vos images truquées, vos stickers et vos tenues de clown aux croisements des ronds points, préparez vos manifs contre cet hôtel en réserve de Prony, racolez les tribus locale et mettez en route ce que vous savez si bien faire contre boucs boucs émissaires préférés, si non vous n’ aurez plus du tout de crédibilité.
     
     
     

    répondre
  4. bidule truc  avril 15, 2010

    eplp casy

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  5. GLK  avril 19, 2010

    Trêves de bavardages, mais il convient d'être vigilant pour que ce nouvel établissement ne devienne pas la chasse gardée de seulement quelques uns. De source sure, le promoteur envisage de réserver les mouillages existants (donc les mieux protégés de l'alizé du Sud-est) pour les clients de l'hôtel et de renvoyer vers le large les plaisanciers de passage. Restons vigilants, et ne laissons pas faire n'importe quoi.

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  6. Olivier  avril 22, 2010

    Sans parler du caractère dommageable de construire sur un tel site, une structure qui va coûter cher aux contribuables pour une pertinence touristique douteuse, le nom d'écolodge est une usurpation intolérable.
    Tirer une ligne électrique spécifique, dans le Grand Sud et en sous marin, pour alimenter un complexe hôtelier qui se voudrait écologiquement vertueux est une aberration technique, probablement économique, mais surtout écologique. Sans parler des dégâts colatéraux à construire une nouvelle ligne électrique spépcifique, peut être aux frais du contribuable.
    Pour un site isolé, le coût du raccordement est rapidement supérieur à une production autonome en trouvant le bon compromis entre energies renouvelables (probablement toitures photovoltaïques), groupe électrogène (par exemple à l'huile de coprah) et stockage (batterie). Ceci devant être associé à une utilisation sobre et rationnelle de l'énergie : solaire passif, eau chaude solaire et éco-conception (éclairages naturels, ventilation, etc, pour éviter le recours à la clim. ).
     
    Mais je doute que ces considérations aient effleurées l'esprit des promoteurs du projet.
     

    répondre
  7. Magouillat  avril 23, 2010

    Le promoteur a étudié une production locale d'électricité (éolien ou photovoltaïque); il faudrait lire en détail, mais sa conclusion est qu'il est "moins cher" de tirer un câble: sécurité d'approvisionnement (on ne vient pas dans un 4* pour économiser l'électricité… thème d'ailleurs absolument non abordé dans la conception de l'hôtel, appelé Ecolodge, au bénéfice du thème de la "Fusion Food" ethnique – je vous laisse vous renseigner sur ce sujet) et coût en exploitation abordable une fois que le tarif de l'électricité aura été négocié (et pas à celui que vous et moi payons).
    Vous trouverez via Caledosphere des extraits de l'étude d'impact pour en savoir un peu plus, sinon rendez vous à la Mairie! Et profitez-en pour écrire à la Province Sud pour demander que la procédure de toute enquête publique soit facilitée par la mise en ligne des documents.

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  8. Sagamore  avril 26, 2010

    …Et un hôtel de passe ?
    Le Développenent économique (toujours« durable » depuis 8 ans) nécessite-t-il obligatoirement le saccag… Euh non, la valorisation d’un chouette endroit à des fins douteuses voire en cul-de-sac ?
    Un promoteur, ça sait compter.
    J’imagine le coût de la construction, des transferts du personnel, de la bouffe, des touristes qui s’y feront chier au bout de 2 jours… Aux Loyautés, il y a des choses annexes à visiter, des gens à rencontre, etc…
    A Casy, il y a donc un autre objectif occulte.. Ch'ais pas moi… Un hôtel de passe à footballers ?
    (Bon, j'veux pas donner d'idées de rentabilisation au promoteur. Je ferme ma gueule…)

    répondre
  9. Nadine A.  avril 28, 2010


    L'article 5 est ahurissant. La province Sud n'est pas  au courant de l'existence d'Internet, on dirait ….
    La loi de 1978 sur la transparence administrative et la loi du 15 juillet 2008 sur les archives rendent IMMEDIATEMENT COMMUNICABLES AU PUBLIC tous les rapports, y compris préparatoires, à une telle opération, dans le cadre des enquêtes publiques.
    La Commission d'accès aux documents administratifs a fait d'innombrables applications de ces dispositions dans le cadre des contentieux relatifs à l'urbanisme et à l'environnement.  Les associations locales qui défendent l'environnement ont un accès et des possibilités d'actions dans le cadre des enquêtes publiques. Voir par exemple : http://www.cada.fr/fr/acces/frame.htm et surtout à propos des enquêtes publiques : http://www.cada.fr/fr/fiches/fiche29.htm
    Comment se fait-il qu'en Calédonie, ces droits ne soient même pas garantis ? Ca s'appelle les libertés publiques, dans n'importe quel pays démocratique  !!!! Comment se fait-il qu'on continue à jouer au cow boy de cette façon ? Que le droit ait été maintenu ici tellement éloigné des standards européens, qui sont  nettement plus respectueux  de la protection de l'environnement et de la démocratie ? 
    Les documents produits à l'appui de l'enquête publique doivent être mis  en ligne et disponibles en lecture et en téléchargement pour tous sous cette forme. 

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  10. Magouillat  avril 30, 2010

    Pour répondre à Nadine, non, ça n'est pas aussi évident que ça. Les avis des services de la PS ne sont pas des documents du dossier d'enquête publique. Par contre, ils devraient pouvoir être communiqués en référence à l'article 141-1 du code de l'environnement de la Province Sud. Mais celle-ci a un mois pour le faire, à partir de la date de la demande. Et par les moyens qu'elle souhaite (et non pas ceux demandés). Autant dire que l'enquête publique est pliée lorsque le document est communiqué, s'il l'est !
    Il serait intéressant qu'un calédonien courageux et persévérant aille jusqu'au bout de la démarche, en interrogeant in fine la Cada.
    Le mieux serait évidemment que le code de l'environnement soit modifié pour que les avis des services fassent partie du dossier d'enquête publique, et que celui-ci soit disponible en téléchargement sur le site de la Province Sud.
    En attendant que l'information du public devienne une réalité dans ce territoire, il faut se débrouiller avec ce qu'on a…

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