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COMMUNIQUE DE PRESSE DU 2 MAI 2014

Objet : dossier pesticides à usage agricole (PPUA)

Depuis des années les associations de défense de l’environnement et de consommateurs dénoncent le laxisme institutionnel et administratif en matière d’homologation de pesticides agricoles, dont personne n’ignore maintenant la terrible dangerosité sanitaire et environnementale chaque jour confirmée.
Mais… pour essayer de se faire entendre, il a fallu aller sur le terrain contentieux. Bilan ? 17 condamnations du gouvernement. Les Ayatollahs jusqu’au-boutistes ne seraient-ils pas là où on le croit ?
En réaction, et parce qu’il fallait bien « sauver la face », le gouvernement, manipulé par les services (fautifs à 1 000 % dans les condamnations de la Nouvelle-Calédonie) a fait adopter en août 2012 par le Congrès la délibération 217 qui prétendait sécuriser l’agrément des molécules (ou « substances actives ») avec des études de toxicité approfondies. 
Mais, en fait, les agréments ont été considérés comme accordés, sans examen préalable, dans plus de 90% des cas et ils sont désormais octroyés sans limite de durée (au lieu de 2 x 5 ans) !
La situation était donc pire qu’avant. EPLP a porté cette affaire en justice et a obtenu gain de cause : les listes initiales de SA et de produits commerciaux ont été annulées.
Une formidable carence est née de ce contentieux auquel le gouvernement a répondu en contournant la décision de justice : il a présenté au Congrès l’arrêté (n°2014-327GNC) voté le 24 avril à l’unanimité des élus… NB : Le dossier, réputé « technique », les incite à faire confiance aux services. Jusqu’à quand ?

Signalons que, lors de la consultation du Comité de l’Environnement sur cet arrêté, les associations n’ont pu exprimer leur opposition commune au projet de texte (voir PJ) ; car, faute de quorum, le Comité n’a pu se réunir valablement : les élus étaient en campagne électorale et absents ! Les 2 derniers CCE n’ont pu se tenir pour la même raison…

Par ailleurs, an aval, le seul véritable contrôle « de terrain » porte sur les LMR – Limites Maximales de Résidus – de pesticides dans les fruits et légumes que nous consommons.
Or le gouvernement a pris le 15 avril un autre arrêté (n°2014-947 GNC) qui relève mécaniquement nombre de ces seuils, et cela sur des molécules ultra toxiques (ex. la LMR calédonienne du diuron est 50 fois celle de l’UE !!!!). Quelle est la justification de telles négligences coupables ? Nous la cherchons…

Ainsi donc, pour occulter fièvre et dangers, « on » a modifié les graduations du thermomètre !

Il existe pourtant des solutions réalistes et un consensus est possible.
Les associations concernées, ainsi que des opérateurs de la filière (agriculteurs, importateurs-distributeurs) se sont rencontrés et ont demandé, mais en vain, à être reçues par Mr H. Martin en charge de l’agriculture au gouvernement. Leur demande ? Que soit menée à bon terme la concertation préconisée par la mission Grivaud mais interrompue sans motif apparent. Pas de réponse…

Ces arrêtés scélérats, ce silence persistant, constituent une formidable régression.

Nous prenons donc l’opinion publique à témoin et avons tenu une conférence de presse conjointe avec UFC-Que Choisir et ASNNC en notre local du 41 rue du 18 juin à Magenta le mardi 6 mai à 10 h.

Pour EPLP, la Présidente,
Martine Cornaille

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Commentaires

  1. Sagamore  mai 7, 2014

    Autant de jean-foutisme (ou de génuflexions aux hobbies)
    c’est à désespérer des politicards (Ici comme ailleurs !)
    Mais il ne faut pas lâcher….
    GRRRR !

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