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Malathion : En 2017, c’est encore non pour EPLP !

Comme suite à l’article publié par « NouméaPost » ce jour 17 février 2017, nous informons les Calédoniens que les références avancées par ce média sont anciennes (années 1980 à 2000). Parce que la science avance chaque jour, elles sont totalement dépassées et ne peuvent pas être, AUJOURD’HUI, mises en avant.
Quant à la liste des sites où le malathion « est utilisée », elle n’est pas actualisée non plus !!!! Le malathion est abandonné PARTOUT, (en Guyane depuis 2008 sauf dérogations accordées en 2009 et 2014 pour 180 jours mais interrompue par classement OMS, cf ci-après).
Outre le classement du malathion par l’OMS en cancérogène probable en avril 2015, nous vous renvoyons notamment à l’avis rendu par l’ANSES le 18 mars 2014 qui stipule que les risques pour les applicateurs sont INACCEPTABLES même dans les conditions d’utilisation alors prescrites par l’OMS.

NB : nous suggérons donc aux responsables de NouméaPost de se dévouer pour la collectivité en allant eux-mêmes procéder aux épandages de malathion…
L’Organisation mondiale de la santé écrit aussi en 2006 que « Les nébulisations thermiques de malathion (NB : dans la lutte contre le vecteur du paludisme) par des machines montées sur des véhicules sont devenues très courantes dans les villes, mais leur efficacité contre les moustiques ayant leurs aires de repos à l’intérieur des habitations a été mauvaise dans le monde entier » (Cf. Rapport technique paludisme OMS n° 936) ce qui correspond bien à la biologie du vecteur présent en Nouvelle-Calédonie, Aedes aegypti…
Nous rappelons en outre qu’en agriculture, cette substance insecticide n’est autorisée en Union européenne que DANS DES LIEUX CLOS (vans de transport, silos de stockage…) avec un délai de rentrée minimal de 48 heures, en raison de sa terrible toxicité et écotoxicité. Aucune autorisation n’a été donnée en France.

L’Union européenne n’a délivré d’autre part aucune autorisation d’usage biocide pour cette substance.

Il faut donc être ignorant ou fou pour penser que des épandages de malathion en milieu OUVERT ET URBAIN sont souhaitables !

Cerise sur le gâteau, au 7 avril 2016, rien ne garantit un effet des épandages de malathion sur la transmission de la maladie !!!! Nous citons le CNEV (Centre National d’Expertise sur les Vecteurs): « La revue PLOS Neglected Tropical Diseases publie une revue sur l’impact des différentes méthodes de lutte antivectorielle sur la transmission de la dengue. La principale conclusion de cet article est l’absence d’évidence quant à l’efficacité de cette lutte, faute d’évaluations suffisamment robustes. Plusieurs articles font état d’une efficacité de plusieurs méthodes (pulvérisations spatiales, campagnes de suppression des gîtes) sur les densités vectorielles, mais l’impact sur la transmission reste à démontrer. »

Nous appelons donc les médias à faire preuve de responsabilité en délivrant à la population une information FIABLE.

Et nous incitons les Calédoniens à une DOUBLE vigilance:

  1. les tentatives de manipulation de l’opinion publique sont nombreuses, documentez-vous et résistez en boycottant les manipulateurs !
  2. réalisez une lutte physique d’élimination des gîtes larvaires INTENSIVE ET REGULIERE, portez des vêtements couvrants et adoptez la moustiquaire.

 

Nous sommes à votre disposition si vous souhaitez en savoir plus.

Aux “autorités”, nous suggérons ceci:

s’agissant des moustiques infectés par la bactérie Wolbacchia, et en attendant que nos propres laboratoires aient démarré leur production, nous pensons qu’il convient de toute urgence de se préoccuper de savoir si nos voisins australiens sont susceptibles de nous en fournir dans des conditions sécures et, si oui, d’en IMPORTER au plus vite.

NB:

1) Nous convenons que la situation épidémique « dengue » est préoccupante. Mais nous indiquons fermement que c’est l’inertie de la Nouvelle-Calédonie qui a conduit à cette situation (l’avis de l’OMS quant à la cancérogénicité du malathion est connu depuis avril 2015 et la résistance à la deltaméthrine depuis une décennie à Nouméa !).

2) Nous renonçons à répondre aux attaques de NouméaPost à l’encontre des « ayatollahs de l’écologie ». Elles sont tellement ridicules que nous en plaignons leurs auteurs

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