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eau de distribution publique en Nouvelle-Calédonie, la réponse des communes

Et les championnes de la transparence sont…

             Belep, Kouaoua, Pouebo et Thio !

 Le gouvernement de la NC indique aujourd’hui être satisfait de ses actions visant à assainir l’eau de distribution publique à l’Ile des Pins (contamination de l’eau par le nickel puis par des bactéries dans certaines zones de l’île).
Nous sommes nous, satisfaits de ce que nos alertes aient été entendus pour le bien de tous les Kunié.

Afin de répondre aux nombreuses inquiétudes qui nous ont été exprimées par les Calédoniens après ces alertes, nous avons voulu connaître la situation qui prévaut dans les 33 communes du territoire.

Par courrier du 01/03/2017, nous avons donc demandé au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de nous procurer les résultats d’analyse dont il dispose pour l’année 2016.

La DASS, missionnée, a estimé dans sa réponse reçue hier ne pas pouvoir nous les communiquer « sans demander l’autorisation aux communes ».

NB : Cela est certes « bien élevé » mais illégal… Mais nous serons compréhensifs…

Résultats : sur 33 communes calédoniennes, seules 9 ont daigné répondre à la DASS,

  • 5 par la négative (Houaïlou, Kaala Gomen, Moindou, Yaté et Ile des Pins – on n’en attendait pas moins pour cette dernière !-),
  • 4 ont donné leur accord: Belep, Kouaoua, Pouebo, Thio. Nous les remercions de respecter la loi et leur obligation de transparence.

Les 24 autres n’ont pas répondu. Mépris ou négligence ???? Le doute existe…

Pour le lever, nous allons adresser à chacune des 24 communes restées silencieuses ainsi qu’aux 5 autres ayant refusé de voir la DASS accéder à notre demande, un « recours administratif préalable » visant à la communication des résultats d’analyses qu’elles détiennent.
Si elles s’exécutent dans un délai de deux mois après réception, nous en resterons là (nous étudierons bien sûr les données et ferons part publiquement de nos réflexions).

Si les communes ne nous donnent pas satisfaction dans ce délai, nous saisirons la CADA (commission d’accès aux documents administratifs) et en appellerons au juge. Et serons une énième fois qualifiés de querelleurs…

Affligeant non ? Ces comportements ne sont évidemment pas de nature à inspirer confiance et à redorer le blason si pâle de nos représentants élus.
Encore une occasion de souligner que le mode de gouvernance de nombre de nos institutions est totalement inadapté pour ne pas dire moyenâgeux…

 Pour EPLP, la Présidente, Martine Cornaille

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