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ŒIL, révocation de la présidente, Martine Cornaille

Résultats du sondage « ŒIL, révocation de la présidente, Martine Cornaille » et gouvernance des organes de surveillance environnementale

EPLP a organisé un sondage en ligne du 31 août midi au 5 septembre 2017 minuit relatif à la révocation de la présidence de l’ŒIL de Martine Cornaille.
Nous souhaitons en partager les résultats avec tous les Calédoniens (voir ci-après) et nous comptons sur vous pour nous y aider parce qu’au-delà de la personne de M. Cornaille existent de forts enjeux de gouvernance.

Nous observons donc que nos thèses sont très, très, très, largement approuvées par nos compatriotes :

  • l’exigence d’indépendance totale pour l’organisme de surveillance environnementale,
  • le refus de voix délibérative pour les pollueurs,
  • l’exigence d’obligation règlementaire pour le financement,

sauf peut-être celle concernant les sources de financement de l’organisme de surveillance.
En effet, alors que nous exigeons une application stricte du principe du pollueur-payeur qui conduit à un financement intégral par les pollueurs, 45.5 % des participants souhaitent un co-financement public-privé.
Mais nombre d’internautes nous ont expliqué leur choix d’un financement public exclusif ou d’un co-financement public-privé en disant qu’ils craignaient la mise sous tutelle de l’Observatoire via un financement par l’industriel. C’est en effet ce à quoi on assiste dans le contexte actuel et l’on comprend donc bien leurs craintes…
Mais cela ne se produirait pas dans le cas où ce financement serait prescrit réglementairement par l’autorité de tutelle, en l’occurrence la Province sud.
Nous pensons donc que notre question était mal posée… 

Question :

ces résultats sont-ils susceptibles d’influencer les administrateurs de l’ŒIL réunis demain 7 septembre à 9 h à l’Hôtel de la Province sud pour acter la révocation de M. Cornaille ???? A voir…
NB : le jeudi 19 septembre, le Tribunal administratif de la Nouvelle-Calédonie audiencera notre requête visant à obtenir de la Province sud une obligation réglementaire du financement de l’ŒIL pour Vale. 

A l’heure où la Province Nord se « sépare » enfin du Comité environnemental Koniambo dit CEK sous influence de l’actionnaire privé de KNS à 49 % et prévoit la création d’un Comité local d’information ou CLI, qui passerait sous tutelle provinciale soit celle de l’actionnaire à 51%, il est indispensable d’alerter ubi et orbi sur cette piètre gouvernance calédonienne du nord comme du sud, qui fait notamment des actionnaires de sociétés minières et métallurgiques des décideurs en matière d’environnement…

Pour EPLP, la Présidente, Martine Cornaille

COMMUNIQUE  DE  PRESSE  DU 6  SEPTEMBRE  2017

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