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L’alarme climatique sonnée à la casserole

Une cinquantaine de sympathisants écologistes ont participé hier en Calédonie à l’opération « alarme climatique mondiale », orchestrée un peu partout sur la planète.

Un joyeux tintamarre de casseroles martyrisées par des petites cuillères, de vieux réveils matin remontés pour l’occasion, et une cinquantaine de personnes, tout de rouge vêtues, regroupées au pied du gouvernement et de l’hôtel de la province Sud. C’est de cette façon que s’est déclinée, hier en Calédonie, l’alarme mondiale organisée par une kyrielle d’organisations environnementalistes. A Nouméa, c’est Ensemble pour la planète (EPLP) qui s’est chargée de l’opération. Un porte-voix, quelques panneaux, un gros bloc de glace pour figurer la fonte des calottes glaciaires. Et quelques interventions. Objectif, participer à cette action planétaire visant à faire pression sur les dirigeants mondiaux et locaux, afin qu’ils engagent des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour ralentir le réchauffement climatique. Et préparer les opinions publiques au sommet de l’ONU de Copenhague qui devrait, en décembre prochain, réactualiser le protocole de Kyoto.

« Les pays riches polluent, les pays pauvres en souffrent le plus »

La thématique développée est internationale. « La terre se réchauffe, la banquise fond, le niveau des eaux augmente et le bouleversement climatique en cours va apporter son lot de malheurs. » « Ce sont les pays riches qui polluent l’atmosphère, et les pays pauvres qui en souffrent le plus », a martelé un des intervenants.

Aucun pays n’est épargné. « Le réchauffement climatique est une réalité en Calédonie aussi. La montée des eaux rend incultivables certaines terres basses du nord d’Ouvéa. Les périodes de sécheresse risquent dans les années à venir d’avoir un impact sur la culture. Et l’acidité des océans affecte déjà les récifs coralliens. »

Que faire selon EPLP ? Revoir les modes de vie individuels et les choix de société. « La Calédonie, à son échelle, est un gros émetteur de gaz à effet de serre et le sera plus encore lorsque les trois usines seront en marche. Il est temps pour nos responsables de faire le choix d’une économie verte. De développer les énergies renouvelables, de limiter l’utilisation des voitures en développant de vrais transports collectifs. De lancer un plan de reforestation pour compenser les émissions de CO2. »

Philippe Frédière

Lire sur le site des Nouvelles calédoniennes

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