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La forêt humide

III.1.         Contexte et problématique

Les forêts humides sont reconnues mondialement comme des milieux exceptionnellement riches en matière de biodiversité. Elles constituent un patrimoine génétique irremplaçable et un élément essentiel dans le maintien des équilibres climatiques de la planète.

Il ne subsiste en Nouvelle-Calédonie que 30 % de la surface initiale de forêts humides (3 900 km2). Elles sont, avec le maquis minier, le milieu naturel le plus riche du Pays avec 82 % d’espèces endémiques. Elles sont l’habitat d’un très grand nombre d’espèces animales endémiques : cagou, notou, méliphage noir, perruche d’Ouvéa, gecko géant, bulime, roussettes…

Elles constituent aussi un réservoir d’eau indispensable et un espace à haute valeur culturelle et un fort potentiel touristique.

Ces forêts sont aujourd’hui essentiellement menacées par : le feu, l’exploitation minière et forestière, la prolifération d’espèces introduites (cerf, cochon, rats, chat), la chasse excessive des animaux disséminateurs des semences forestières (roussettes, pigeons), le prélèvement excessif et le trafic d’espèces végétales (orchidées, palmiers) et animales (gecko, perruches).

III.2.         Propositions

En plus des mesures générales proposées dans l’introduction à la gestion et à la protection de la biodiversité, nous proposons :

III.2.a.    MESURES URGENTES et/ou APPLICABLES IMMEDIATEMENT

* Adopter un moratoire de 5 ans sur la chasse à la roussette.

* Interdire toute destruction de reliquats de forêt sur les massifs miniers (route, stockage des stériles, feux)

* Sauvegarder la forêt S2 dans la vallée de la Kwé ouest menacée par le stockage des boues épaissies de l’usine de traitement de Goro.

III.2.b.    AUTRES MESURES

* Aménagement de la réserve de la Thy en associant la population.

* Mettre un terme à toutes les exploitations de forêts primaires et engager une véritable politique de sylviculture (par le développement de plantations) d’essences appropriées, prioritairement en espèces locales, sur des surfaces déjà dégradées, sans toucher aux espaces qui conservent leur équilibre naturel. Favoriser les plantations mixtes, à but industriel et de restauration. Un inventaire des zones susceptibles d’être reboisées, notamment sur le domaine public devrait être effectué, ainsi qu’un appel à fonds auprès de la Communauté Européenne.

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