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Rapport « d’étonnement » d’EPLP

CO2 rejets centrale charbon

Relatif à l’injection de SO3 à la centrale électrique au charbon Prony Energie

Depuis les premiers tests sur l’émission de poussières dans l’atmosphère, Prony Energie a constaté son incapacité à respecter les seuils réglementaires. Mi-2009, une « solution technique » a été proposée et adoptée rapidement sans autre formalité de validation ni questionnement sur ses conséquences environnementales. Cette « solution » consiste à injecter du trioxyde de soufre SO3 dans les cendres à hauteur de 20ppm/Nm3 pour fixer les particules et accroître la capacité de filtration.
                        – Le fait que cette « solution » permette de lever l’un des derniers points bloquant l’exploitation de la centrale lui confère une extrême importance.
                        – Le fait qu’à aucun moment les impacts environnementaux de cette « solution » n’aient été abordés et validés dans les rapports d’activité publiés régulièrement fait craindre à l’association EPLP que des impacts négatifs soient volontairement tus.
 

En conséquence, EPLP demande que soit affirmé publiquement et officiellement et par des experts INDEPENDANTS, que l’injection de SO3 dans ces conditions n’a pas d’impact sur l’environnement.


Résumé des faits :
                        1) Annexe 1. Rapport d’activité d’août 2009, p1, 2 et 4 :
 
Première communication officielle liée à la solution d’injection S03 testée début juillet 2009
Constat : les considérations sur la « solution » sont purement techniques et liées à la conformité des émissions de poussières relativement aux normes réglementaires. L’aspect environnemental n’est pas abordé.
                        2) Annexe 2. Rapport d’activité de novembre 2009, p3 :
 
L’injection de SO3 semble incontournable ; des essais d’injection de NH3 ont aussi été réalisés et donnent aussi satisfaction en termes de réduction des émissions de poussières dans l’atmosphère.
Constat : à aucun moment l’éventualité d’une validation de cette solution au plan environnemental n’est envisagée.
                        3) Annexe 3. Avenant n°7 entre Prony Energie et le Gie Pronyfi (30 novembre 2009) :
 
Article 4.1 conditions suspensives p13 :
Les conditions suspensives de l’entrée en vigueur de l’avenant précisent que soit Prony Energie, soit le cabinet SKM devront avoir validé la solution SO3 suite aux tests d’injection réalisés en continu pendant 3 semaines et permettant d’observer le respect des niveaux réglementaires de rejet de poussières dans l’atmosphère.
Article 4.2 restrictions p14 :
Partie (b) / (2) : l’article mentionne (enfin !) que la solution d’injection devra respecter « l’ensemble des conditions environnementales requises » sous peine de rendre caduque l’avenant de report des pénalités pour retard dans la livraison de l’usine.
Constat : dans aucun autre rapport d’activité ou correspondance officielle, nous ne retrouvons de réponse à cette condition restrictive.
                        4) Annexe 4. Le rapport final APAVE de conformité à la directive européenne des appareils à pression (22/12/09) :
 
Nous notons que les tests de performances des 2 unités de production effectués les 16 et 17 octobre 2009 ont, en matière de rejet dans l’atmosphère, mesuré les éléments suivants :
-poussières (particules)
-oxyde de soufre (SO2)
-oxydes d’azote (équivalent NO2)
-monoxyde de carbone (CO)
Constat : l’ingénieur responsable des tests a pris la peine de porter en mention manuscrite sur les certificats que l’atteinte des niveaux réglementaires a été permise grâce à l’injection de SO3 à hauteur de 20ppm/Nm3. Pour autant, d’éventuelles émissions (et effets) de ce gaz n’ont pas été contrôlées.
A noter que par courrier en date du 16 décembre 2009, EPLP s’est inquiété auprès des autorités de la Province sud de la validation environnementale de la « solution technique » d’injection de SO3. A ce jour, 1er mars 2010, ce courrier demeure sans réponse. Pourquoi ce silence ?
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